Le mystère des savate élucidé !

(Source : Tahiti Pacifique Magazine – Le mystère des savates – TPM n°207, Juillet 2008)

Qui n’a pas marché sur une plage de Polynésie ou du Pacifique Sud sans trouver quelques savates venues d’on ne sait où et que la mer a déposé ? Décidemment, le caoutchouc ou les matières plastiques utilisés pour l’élaboration de ces « thongs » sont d’une résistance et longévité remarquables.
Qui n’a pas alors décidé d’en récupérer au moins une paire, même si elles ne sont pas de la même couleur ou forme, pour déambuler plus confortablement sur une plage de corail ? Hélas, pratiquement toujours, étrangement, on ne trouve des savates que soit pour le pied droit, soit pour le pied gauche, ce qui s’avère plutôt inconfortable à moins de marcher comme un canard. Pourquoi ?
Un scientifique australien, Gary Carlos, a mis au point une théorie pour expliquer pourquoi il est difficile de trouver de trouver côte à côte des savates pour les deux pieds échoués sur la même plage.

Ce chercheur a été intrigué par les récits de pêcheurs qui, surpris par l’absence de paires, ont remarqué qu’il semble y avoir des plages de pieds droits et des plages de pieds gauches. Après de profondes et longues études sur les courants marins de la côte nord du Queensland, le chercheur de Townsville a offert une explication :
« Ma théorie est que les savates à lanières pour pieds droits seront séparées de celles pour pieds gauches lorsqu’elles dérivent au gré des courants océaniques», a déclaré M.Carlos. « En principe, les savates pour pieds gauches devraient être poussées à l’extérieur du Pacifique Sud et les savates pour pieds droits devraient être poussés vers le centre du Pacifique Sud. La théorie est basée sur les courants océaniques et le fait que les savates pour pieds droits et gauches sont asymétriques. Ainsi, la côte Est de l’Australie et les pays de la côte ouest de l’Amérique du Sud, tel le Pérou, auraient une surabondance de savates pour pieds gauches. Par contre, les plages des nations insulaires au centre du Pacifique, tels la Polynésie française, peutêtre les Samoa, seraient envahis de savates pour pieds droits, les autres pays entre devraient profiter de plus de mélange », a déclaré M. Carlos.

Mais le chercheur a indiqué que son hypothèse ne peut être prouvée que par une expédition de recherche dans des destinations-clés dans le Pacifique Sud. Ce qu’il désire faire…
« Les savates sont les chaussures qui s’échouent le plus sur les plages d’Australie grâce à leur popularité sous les tropiques. Mais dans l’hémisphère Nord, toutes sortes de choses apparaissent sur les plages et les îles en raison de chutes en mer de containers au cours de tempêtes », a déclaré M. Carlos.
« Parmi les objets estimés flotter sur les océans du monde se trouveraient 29 000 canards en caoutchouc, 34 000 paires de gants de hockey et cinq millions de pièces de Lego » estime le scientifique. « En 1990, 80 000 paires de Nike (chaussures de sport) ont été perdus en mer au large des côtes américaines Pacifique Nord, et elles se sont échouées depuis les plages du Canada jusqu’au Mexique » explique M. Carlos.

A.d.P.
Ph. TPM

Vie de Merde du jour

“Aujourd’hui j’étais à la bibliothèque, j’enlève mes tongs pour bosser “à la cool” et les mets dans mon sac pour pour ne pas les perdre. En fait, ce n’était pas mon sac mais celui de mon voisin de table qui est parti avant moi. Dans le métro et les rues, les gens m’ont pris pour une folle.” VDM

Source : Vie de Merde

J’ai testé les tongs en kit

(Source : C. Fournier, 20 Minutes)

L’été charrie toujours son lot d’inventions, plus ou moins ingénieuses, destinées à faciliter les transhumances des vacanciers. En 2006, Décathlon avait frappé fort avec sa tente «2 secondes», qui se monte plus vite que ton ombre. Les tongs en kit proposées cette année par trucs-trouvailles.com auront-elles le même succès? Rien n’est moins sûr. Argumentaire.

Le concept est alléchant à première vue

L’existence de ces tongs m’est arrivée aux oreilles en conférence de rédaction. «Il paraît qu’il existe des tongs toutes plates.» Euh, n’est-ce pas déjà très plat les tongs? Bah apparemment, on peut faire mieux. Je me mets donc en quête de ce produit «phare» de l’été, déjà vanté dans plusieurs magazines féminins paraît-il. En vain. C’est finalement une amie très au fait des produits bios qui me déniche la photo dans une revue confidentielle. Pour la promo, faudra repasser. Je découvre au passage que ces tongs sont en PEVECHOUC, un matériau issu du recyclage du PVC avec des fibres… Même si le nom est à hurler de rire, c’est un bon point pour la biophile en herbe que je suis. Et l’allure des tongs, façon Birkenstock c’est-moche-mais-branché, me plaît. Le site Internet qui les commercialise – qui dit Web, dit buzz – précise même qu’on peut les décorer soi-même, pour exprimer sa créativité.

En vrai, c’est moins bien

Je décroche donc mon téléphone. La cybervendeuse est charmante et l’expédition rapide. Les claketts – c’est leur nom -, ne sont pas chères: 12 euros. Tout pour donner envie de faire une bonne publicité, déontologie respectée, au produit. A l’ouverture de l’enveloppe matelassée, une odeur étrange émane, pevechouc oblige. C’est pas pire que l’odeur de pétrole de certains objets en plastique remarque. Le hic, c’est la forme: j’ai l’impression de recevoir un jouet Kinder grandeur nature. Il faut replier la lanière de dessus et y fixer le bouton de «l’entre-doigts» pour voir naître ce qui ressemble à une tong un peu tordue. Quant à l’argument de gain de place, il ne tient pas la route. Dépliées, les tongs sont plus longues qu’un format classique et repliées, elles sont plus épaisses.

Ça fait surtout très mal aux pieds

Le jour est venu de les essayer. Après une journée passée dans mes compensées fraîchement achetées aux soldes – et qui me font donc encore mal aux pieds – j’enfile avec soulagement ces chaussures plus que plates, donc, pour rentrer chez moi. «Elles sont douces sur la peau, équilibrées, confortables, souples et légères», me dit le dossier de presse. La déception est immédiate. A peine quelques mètres parcourus, le constat est sévère : elles ne tiennent pas aux pieds – j’ai le syndrome orteils qui se recroquevillent à chaque foulée – et elles m’écorchent la peau. Une râpe à fromage ne ferait pas mieux. Certes, c’est la première fois que je les utilise, mais la souffrance passe l’envie de réessayer. Par ailleurs, je marche sur du béton, alors que les claketts «aiment la marche dans le sable». Mais quel intérêt, alors, d’avoir des tongs en kit si elles ne sont pas urbaines? D’autant qu’une fois portées, il faut les laisser une journée entre deux dictionnaires pour qu’elles retrouvent leur aspect plat. Non décidément, je ne vois pas où est la trouvaille.

Cultissime “En espadrilles” (une vidéo de Les Nuls)

Teletong.fr se doit de commencer ses trouvailles vidéos par celle-ci. On ne la présente même pas : on la regarde. Encore et encore.

 

 

 

Petit message à caractère informatif

Mesdames, Messieurs,

le particularisme dû à notre histoire unique doit s’intégrer à la finalisation globale d’un projet porteur de véritables espoirs, notamment pour les plus démunis en tongs. Je reste fondamentalement persuadé que l’effort prioritaire en faveur du statut précaire des pieds exclus doit nous amener au choix réellement impératif d’un processus allant vers plus d’égalité pédestre.

Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que la situation d’exclusion que certains de vos pieds connaissent interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l’avant dans la voie d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus de justice.

Dès lors, sachez que je me battrai pour faire admettre que la nécessité de répondre à votre inquiétude journalière, que vous soyez jeunes ou âgés, entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l’élaboration d’un programme plus humain, plus fraternel, plus juste, et plus en tongs.

Et ce n’est certainement pas vous, mes chers compatriotes, qui me contredirez si je vous dis que l’acuité des problèmes de la vie quotidienne a pour conséquence obligatoire l’urgente nécessité d’une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques.

Le PDG du Teletong

Exposition de tongs

(images plus bas)

En Mars 2007, les PDG du Teletong découvrent une vitrine dans les locaux de l’ENST Bretagne. Ni une ni deux, ils envoient un email au service Communication de l’établissement.

 

Bonjour,

Nous tenions à vous remercier au nom de tous pour la vitrine que vous aviez commandée en vue de l’exposition réalisée par le “Télétong©, pour ceux qui aiment les tongs”. En effet, les dimensions conviennent parfaitement, comme vous pourrez le constater sur l’exposition de démonstration à l’adresse suivante : [NDLR : lien vers cette page]

Bien entendu, nous ne conviendrons de la date d’ouverture de l’exposition définitive qu’à la réception du clou de l’exposition : la paire de tongs ENST Bretagne. Afin de convenir d’un interlocuteur direct quant à cette commande, nous vous informerons des résultats des élections présidentielles du pôle Brestois du Télétong, dont le 1er tour aura lieu le Dimanche 22 Avril 2007.

Nous vous souhaitons une très bonne journée,

Tonguement,


Les Fondateurs du “Télétong©, pour ceux qui aiment les tongs”

 

EPILOGUE : un an plus tard, les tongs Telecom Bretagne voyaient le jour…